Alien : Covenant

Alien : Covenant

Après le décevant Prometheus, savoir que Ridley Scott reprenait du service pour continuer les prémisses de la saga Alien ne donnait pas franchement envie d’aller au cinéma… et malheureusement, le bougre persiste et signe avec ce Alien : Covenant, qui accole le nom du monstre à celui d’un nouveau vaisseau et persiste dans la médiocrité.

[Cette critique contient des spoilers]
Cette fois, le Covenant est un vaisseau de colons, partis peupler une lointaine planète. Suite à une avarie, l’équipage est sorti en urgence de son sommeil cryogénique par un androïde, Walter (dont l’apparence est la même que le David de Prometheus). Il capte alors fortuitement l’émission d’une chanson humaine, venue d’une planète inexplorée assez proche. Délaissant sa mission sans trop se poser de questions, car n’ayant pas trop envie de se replonger dans l’hibernation (sic), et malgré les milliers de colons endormis qu’il transporte, l’équipage met le cap vers la planète.

Sur place, il découvre un vaisseau extra-terrestre vide, émetteur du signal, mais les membres du Covenant se font vite contaminer par des particules virulentes, et certains d’entre eux sont victimes de monstres qu’ils engendrent dans un déluge de sang. Sauvés de justesse par David, seul survivant du Prometheus, ils découvriront qu’ils sont en fait sur la planète des Ingénieurs.

Alien Covenant

 

Peu de temps avant la sortie du film, un petit trailer nommé La Traversée (à voir ici) laissait supposer que Shaw et David, devenus amis après les événements du film Prometheus, arrivaient enfin sur la planète des Ingénieurs et y trouvaient des réponses. Las, Ridley Scott brouille les pistes et casse ses jouets, car dans Covenant, David a non seulement utilisé Shaw pour des expériences génétiques, mais a aussi lâché des armes biologiques sur la planète, détruisant toute vie animale. Exit donc Noomi Rapace, exit aussi les Ingénieurs dont on n’apprendra rien de plus cette fois encore, Scott tente de recentrer la saga sur l’horreur plutôt que sur l’exploration spatiale. On a donc cette fois des xénomorphes créés ex nihilo depuis d’un espèce de pollen contaminant (exit aussi la Reine Alien, donc, désormais inutile) !
Côté casting, Michael Fassbender hérite d’un double rôle, le gentil Walter qui veut sauver les humains et le méchant David qui ne songe qu’à créer et manipuler la vie (enfin, les monstres…). S’il se révèle crédible, on ne peut pas en dire autant de Katherine Waterston, l’héroïne du film (figure récurrente de la saga) qui n’a aucun charisme et est bien pâlotte. Au vu de la fin, et du fait que le méchant Walter se retrouve seul aux commandes d’un vaisseau plein de colons endormis et de quelques embryons de xénomorphes, on ne peut que craindre un prochain volet tout aussi médiocre.
Katherine Waterston

Outre le fait de se détourner de sa mission, l’équipage du Covenant multiplie les bévues, et le film les incohérences. Pas de port de protections sur une planète inconnue, un usage débile des armes à feu, des personnages qui tirent partout et glissent sur la moindre flaque de sang, permettant aux xénomorphes de s’échapper, un pilote de vaisseau qui désobéit aux critères de sécurité, une héroïne qui sort accrochée à un filin pour flinguer un monstre accroché sous la barge de transport (alors qu’il suffisait de prendre de l’altitude pour s’en débarrasser), des personnages qui font confiance facilement à un androïde plus que louche… le but est ici de ne pas se poser trop de questions de cohérence pour ajouter des scènes d’action et d’horreur. Hélas, le film n’est même pas au niveau sur ce point, la plupart des séquences étant trop brouillonnes et les monstres étant rarement effrayants. Quant à la chute finale, elle était prévisible depuis longtemps !

Alien

Se maintenant dans la médiocrité, la licence Alien accouche d’un rejeton bien décevant et s’inscrit dans la piteuse lignée du médiocre Prometheus, annihilant les références aux Ingénieurs et à leurs motivations (alors que l’action se déroule sur leur planète-mère !) pour se vautrer dans la série B d’horreur. Notre seul espoir serait que Ridley Scott soit débarqué de la série, et que le niveau remonte. Hélas, on n’y croit guère…

Un film réalisé par Ridley Scott avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup…
Date de sortie cinéma : 10 mai 2017.
Durée : 2 h 02.

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