Ghost in the Shell (2017)

Critique du film Ghost in the Shell (2017) de Rupert Sanders avec Scarlett Johansson

 

Ayant découvert récemment l’anime Ghost in the Shell (voir cet article), je préférai le connaître avant de voir la version « film » américaine. On le sait, les studios américains préfèrent retourner les films que de les importer, sans parler du fait qu’il s’agissait ici d’un dessin animé datant d’il y a 20 ans. Quitte à pratiquer sans vergogne le « whitewashing » qui consiste à remplacer par des acteurs blancs – pour moins « perturber » le spectateur moyen US ? – des personnages qui ne le sont à la base pas. On peut aussi supposer que de mettre en vedette la très « bankable » Scarlett Johansson a largement joué dans la décision…
Exit donc le Major Motoko Kusanagi, place au Major Mira Killian, dont le corps est cybernétique et a été reconstruit de zéro par la compagnie Hanka après un traumatisme dont elle ne garde que quelques vagues souvenirs, sous forme de réminiscences. Soignée par le docteur Ouelet (incarnée par une Juliette Binoche qui apporte un peu d’émotion dans son rôle), elle travaille pour la Section 9 et doit traquer un terroriste, Kuze, qui s’en prend aux cadres de Hanka. Quel secret cache la compagnie et pourquoi ceux qui sont liés à un mystérieux projet en sont-ils la cible ? Et pourquoi le Major a-t-elle l’impression qu’on lui cache des choses sur son passé ?
Ghost in the Shell (2017) Scarlett Johansson
Doté d’une trame plutôt classique, Ghost in the Shell version 2017 est un film d’action doté de décors et d’effets spéciaux impressionnants mais en fait pas toujours novateurs. On a en effet des fois l’impression d’avoir déjà vu ce type de mégalopole futuriste à la Blade Runner, ou ces combats à la Matrix (qui eux-même ont sans doute été influencés par l’anime de 1995, la boucle est bouclée !). De plus, le film reprend des plans entiers de l’anime, sans doute en hommage à celui-ci mais l’effet en devient parfois étrange. Dommage également que la complicité avec le sidekick Batou d’origine ne prenne pas ici.
Ghost in the Shell (2017) Scarlett Johansson
Mais surtout le personnage rigide et froid incarné par  la splendide Scarlett Johansson s’éloigne des questionnements métaphysiques du premier film, sur sa condition en tant qu’être humain malgré le peu de partie physiologique qui lui reste, pour se tourner plutôt vers une quête de ses origines et de son passé. Quant au « Puppet Master » de l’anime, une I.A. qui voulait se rapproche du genre humain et s’interrogeait sur son existence, il a purement et simplement disparu et a été remplacé par un terroriste traumatisé en quête de vengeance.
Ghost in the Shell (2017) Scarlett Johansson
Graphiquement réussi, globalement bien joué, Ghost in the Shell est un film d’action réussi et un film de S.F. tout à fait convenable, mais souffre surtout de la comparaison avec les thématiques bien plus poussées de l’anime qui l’a inspiré.

Date de sortie : 29 mars 2017.
Réalisation : Rupert Sanders.
Avec Scarlett Johansson, Pilou Asbæk, Takeshi Kitano, Juliette Binoche
Sortie DVD – Blu-ray le 31/07/2017.
Durée : 1 h 47

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