Rogue One, a Star Wars Story

Affiche du film Rogue One, a Star Wars Story, de Gareth Edwards (II)

 

Critique de Rogue One garantie sans spoilers !

Pour ce premier Star Wars qui ne soit pas un Episode mais bien un film à part entière, on pouvait logiquement être inquiet. Ici, en effet, on ne trouvera pas les héros mythiques de la saga (les Jedis ayant étant exterminés – enfin, presque car Obi-Wan Kenobi est bien caché, les nouveaux héros ne s’étant pas encore en révélés), ni le côté aventures débridées ou l’humour parfois très présent. Et on pouvait aussi craindre que Disney ne cherche à rentabiliser son investissement en sortant un film par an, peu regardant sur la qualité tant que les entrées et les produits dérivés suivent…
Il n’en ait rien, l’inquiétude n’est pas de mise. Pour ce premier film du nouvel Univers Étendu, la saga se concentre sur la mission qui a consisté à voler les plans de l’Etoile Noire, telle qu’elle est résumée dans le générique de l’Episode IV, Un Nouvel Espoir, le premier film sorti en 1977 !
Un vrai film de guerre, d’espionnage et d’infiltration, qui surprend par rapport à la tonalité globale de l’Episode VIII : Le Réveil de la Force, sorti l’année dernière. La première partie du film s’en ressent d’ailleurs. Il faut en effet camper un contexte de rébellion face à un Empire surpuissant, présenter de nouveaux personnages jusqu’ici inconnus, les lancer dans une mission contre les impériaux mais aussi parfois contre leur hiérarchie, alterner les planètes et les enjeux… Des rebelles qui sont divisés, avec des factions éloignées les uns des autres, une immobilité liée à la démocratie et au final, un petit groupe qui se… rebelle et entraîne avec lui les autres. Pas facile de faire adhérer le spectateur à cette moitié de film qui manque parfois de spectaculaire, se situe dans une atmosphère sombre, dans les faits et les paysages.

 

rogue one death trooper

 

Côté sombre, même les blagues et taquineries entre personnages sont moins présents que dans les autres volets. Ainsi le nouveau droïde K-2SO de la saga n’est pas aussi comique que le duo R2-D2/C-3PO ou que le petit BB-8, sa personnalité est plus réservée. On se rapproche dans le film de la tonalité des moments les plus tragiques de la saga, comme la Guerre des Clones de l’Episode II, le crescendo final de l’Episode III, ou encore les révélations de l’Episode V.

Rogue One K-2SO

 

Mais une fois lancé, le film prend de l’ampleur et plus rien ne l’arrête. L’action s’oriente vers un combat final sur plusieurs fronts, au sol et dans les airs, avec une mission d’infiltration en parallèle qui n’est pas sans rappeler parfois celle de l’Episode IV. Une seconde partie convaincante et menée tambour battant, jusqu’à un final épique qui marquera les fans. Gareth Edwards (Monsters, Godzilla) maîtrise son sujet.

Quelques mots sur les acteurs, au premier rang desquels Felicity Jones, qui, après Daisy Ridley, bénéficie de la volonté de Lucasfilm de donner des rôles de premier plan aux femmes. Mais pas de potiche, des femmes avec un vrai caractère, dans la lignée des grands moments de la Princesse Leia ! A ses côtés, on trouve Diego Luna, dans le rôle d’un capitaine ambiguë (la Rébellion aussi a du sang sur les mains), Riz Ahmed en plein repentir et le duo attachant formé par un Donnie Yen illuminé et un Jiang Wen bonhomme et guerrier. Côté méchants, Ben Mendelsohn campe un soldat impérial fanatisé et ambitieux, aux prises également avec sa hiérarchie sans pitié, dont un grand méchant bien méchant, sans pitié, et encore bien loin de la rédemption…

Star Wars Rogue One

 

Bien sûr, le fan service est là (et c’est heureux !) mais relativement discret, avec de nombreux clins d’œil et allusions (que ce soit aux films précédents ou à la série Star Wars Rebels) et bien sûr des personnages, aliens, droïdes ou véhicules. Le tout n’est pas envahissant, permettant aux néophytes (il y en a encore ?) de profiter du film sans être noyés par les références, tout en contentant les passionnés. Qui y retrouveront notamment le look dorénavant bien rétro des costumes ou des visuels informatiques d’Un Nouvel Espoir, qu’il a fallu reconstituer même s’il fait parfois démodé !
Au chapitre des regrets, on citera l’absence du fameux générique défilant, symbolisant du coup bien le statut particulier de ce film, quelques effets numériques moyennement convaincants, et surtout une composition sonore en retrait, manquant parfois d’épaisseur et de côté épique.

Film à part dans la saga de Star Wars, sombre et poignant, Rogue One est un ajout réussi à la mythologie et augure bien des opus prévus pour explorer l’Univers Étendu, qu’on espère du même niveau !

A lire aussi : [Dossier] Se Préparer pour Rogue One – l’avis de Célindanaé

Un film réalisé par Gareth Edwards (II), avec Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Mads Mikkelsen, Forest Whitaker, Donnie Yen, Jiang Wen, Riz Ahmed.

Date de sortie : 14 décembre 2016.

Durée : 2 h 14.

9 commentaires sur “Rogue One, a Star Wars Story

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  1. Un chouette film j'ai trouvé. Moins lourd dans ses références, avec de sacrés incrustations et le courage d'oser faire un peu moins « Star Wars ». On s'attache moins aux personnages par contre et j'ai idée qu'on l'oubliera peut-être vite, mais c'est les désavantages du spin-off ça !

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