For the love of Spock

2016 célèbre les 50 ans de Star Trek, la série culte. 2016 commémore plus tristement le décès d’une de ses figures les plus emblématiques : Spock/Leonard Nimoy. Pour ce double événement, Netflix propose un documentaire sur l’acteur et son personnage intitulé : For the love of Spock (Pour l’amour de Spock).

 
Il convient de souligner que les reportages ou documentaires consacrés à la franchise Star Trek sont nombreux; paradoxalement, le vulcain et l’acteur ont rarement bénéficié d’un sujet centrés sur l’un ou l’autre. For the love of Spock est donc une occasion parfaite de rectifier cette lacune. Concernant Nimoy, le processus créatif et le vécu de l’acteur/réalisateur sont une attente naturelle, cependant, un éclairage et une analyse pertinente sur le culte dont Spock est l’objet seraient plus que réjouissant.
Le premier élément de réponse sur l’orientation de ce documentaire est exposé rapidement, son fils Adam Nimoy étant aux commandes. Il explique la démarche adoptée et l’existence de ce projet commun père/fils pour les 50 ans de Star Trek. Malheureusement, les événements en ont décidé autrement, même si la participation de l’acteur transpirera dans toute les étapes.  Ainsi, le spectateur entre-t-il rapidement dans l’intimité de la famille, en toute pudeur. 
Cette production est découpée en plusieurs parties chronologiques. Après un bref aperçu de la vie de Leonard Nimoy pré-Star trek, le « duo » retrace ses premiers pas dans le métier, les premières histoires liées à la série et à l’alien au sang vert. Outre, les conditions de travail et de réalisation, ce sont le processus créatif, l’immersion de l’acteur dans son personnage ainsi que l’empiètement du vulcain dans la vie familiale qui sont abordés.  C’est un morceau de choix car Adam distille de nombreuses anecdotes et ses impressions d’alors.

leonard et adam nimoy spock

L’annulation de la série est évoquée, mais l’impact demeure pour la famille et pour l’acteur. S’ensuivent les années Mission Impossible et le creux des années 70, poursuivi par Spock et la Paramount.

Puis, le documentaire s’articule autour des premiers films et des premières réalisations, ainsi qu’autour  des relations difficiles père/fils et acteur/personnage. Cette partie intimiste dévoile la personnalité de l’acteur sans doute davantage que dans le reste du reportage. C’est émouvant et pudique en même temps, et cette absence de voyeurisme ou d’étalage est agréable.
Le reboot opéré par J.J. Abrams offre également l’opportunité de voir que Nimoy est parvenu à trouver une harmonie avec son personnage si exigeant et une vie apaisée en famille.
L’ambiguïté du titre entre le vulcain et l’acteur est savamment entretenue sans qu’il soit nécessaire de s’en émouvoir. Car si Nimoy a créé Spock, l’alien, lui, a donné naissance à l’acteur. Cette relation équivoque a pesé sur l’américain natif de Boston, au point d’écrire un livre dont le titre Je ne suis pas Spock fut un cri du cœur.  Plus tard, Leonard embrassa totalement sa créature et accepta cette relation symbiotique.

For the Love of Spock ne répond pas totalement aux attentes que le spectateur pourrait avoir, notamment celles concernant la réception de Spock avec une analyse de cette figure culte. Ce bémol est compensé par le ton intime, l’aperçu de la vie et de la personnalité de l’acteur ainsi que les nombreux témoignages de ce qu’il représente en tant que l’un ou l’autre.
L’ensemble est accompagné de nombreux extraits, films ou images d’archives dont une quantité appréciable inédite provenant de la famille. Différents acteurs, amis ou réalisateurs participent aux interview et nous offre un film rythmé, agréable et émouvant.
Un conseil : dégustez-le entre trekkies, entre amis ou en famille.
documentaire netflix for the love of spock

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