Cryogénisation : entre espoir et science-fiction

Une jeune fille anglaise de 14 ans, atteinte d’un cancer insoignable et en phase terminale, a décidé de se faire cryogéniser, en espérant que les technologies futures lui permettront d’être soignée. Fait unique à ce jour, la  justice de son pays l’y a autorisée, et elle a donc pu faire effectuer cette opération aux USA. Faisons donc le point sur la cryogénisation, que l’on rencontre fréquemment en science-fiction.

cryogénisation humaine

La cryogénisation, comment ça marche ?

Le procédé consiste à congeler le corps humain de façon à le préserver sans dommages et à pouvoir ultérieurement le sortir de cette animation suspendue. Le corps est amené en plusieurs étapes à une température de – 196 degrés Celsius, celle de l’azote liquide. Il convient de remplacer une partie des 68 % d’eau du corps humain par du liquide antigel afin d’éviter la formation de cristaux qui peuvent faire éclater vaisseaux et tissus. On parle alors de « vitrification ».

Etat des lieux 

La cryogénisation est encore confidentielle à notre époque, puisque seules quelques sociétés sont capables de la réaliser. De plus, la technique est interdite dans la plupart des pays, mais ce n’est pas le cas aux USA où plusieurs entreprises sont présentes dans le domaine, telles Cryonics ou Alcor. Elles auraient ainsi préservé les corps d’environ 200 personnes depuis les années 60. Le prix est par contre très élevé et varie entre 30 000 et 200 000 dollars.

cryonics cryogenisation

Et dans le futur ?

Gros bémol concernant la technologie, elle n’est actuellement pas réversible. On ne sait pas réellement si les corps préservés de cette façon pourront être un jour ramenés à la température ambiante, ni dans quel état et dans quel délai. De plus, on peut imaginer la perte du registre des corps concernés, sans parler de possibilités d’attentats, de guerres ou de dégradations. Il s’agit donc d’un pari sur l’avenir, en espérant un hypothétique « réveil » par des générations futures, et en espérant qu’il n’y aura pas de dégâts ou de lésions causés par le processus sur les tissus ou le cerveau. Citons également de potentielles difficultés à s’adapter à un monde différent où tous ses proches ont disparu…

Dans les films et les livres de science-fiction

La cryogénisation est une méthode qui a souvent été utilisée au cinéma. Elle est parfois accidentelle, c’est le cas dans le franchouillard Hibernatus, dans Forever Young avec Mel gibson ou encore dans l’excellent Captain America : First Avenger. Mais elle peut aussi servir de moyen de détention, comme les criminels de Demolition Man ou pour retenir Han Solo dans L’Empire Contre-Attaque !
Enfin, elle a également largement été envisagée comme moyen d’expédier des astronautes dans l’espace, en les « endormant » pendant les longs voyages interstellaires. Même si on parle ici le plus souvent d’hibernation ou de « cryosommeil », le refroidissement semblant moins poussé que dans le processus de cryogénisation habituel. Citons ainsi 2001, l’Odyssée de l’espace, Alien, Avatar

cryogénisation ou hypersleep voyage spatial

En littérature, on pourra trouver la technique, ou une de ses cousines dans Cryoburn de Lois McMaster Bujold  (saga Vorkosigan), Une rose pour l’Ecclésiaste de Roger Zelazny,  Jack Barron et l’Éternité de Norman Spinrad, La trace des rêves de Jean-Pierre Andrevon, Brèche dans l’espace de Philip K. Dick ou encore L’Empire du Centurion de Sean McMullen.

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